Remora Sales face au cahier et à la calculatrice : ce qui change, ce qui ne change pas

Une comparaison honnête entre la caisse sur téléphone et la méthode qui marche depuis toujours. Où le cahier gagne, où il perd, et pour quelle boutique changer vaut la peine.

Par Amin · · 4 min de lecture

Le cahier et la calculatrice tiennent des boutiques depuis bien avant les téléphones, et ils en tiendront encore longtemps. Avant de dire qu'un logiciel fait mieux, il faut dire honnêtement ce que le cahier fait bien. Voici la comparaison que nous faisons avec les patrons de boutique, sans exagérer d'un côté ni de l'autre.

Ce que le cahier fait mieux

Il ne tombe jamais en panne. Pas de batterie, pas de mise à jour, pas d'écran cassé. Un cahier mouillé sèche.

Tout le monde sait s'en servir. Aucune formation, aucune première semaine à apprendre.

Il ne coûte rien. 500 FCFA le cahier, et il dure six mois.

Il est à vous, physiquement. Personne ne peut le fermer à distance, et il ne dépend d'aucune entreprise.

Ces quatre points sont vrais, et une boutique qui marche bien avec son cahier n'a aucune obligation de changer. Le changement vaut la peine quand le cahier commence à coûter plus cher que 500 FCFA. Voici quand.

Où le cahier perd : les trois moments

Le soir, au tiroir. Le cahier dit ce qui a été vendu, si tout a été écrit. Il ne dit pas ce qui devrait être dans le tiroir. Pour le savoir, il faut additionner la journée à la calculatrice, en espérant n'avoir rien oublié, puis compter les billets. La plupart des boutiques ne le font pas tous les soirs, parce que c'est long. Résultat : un manque de 2 000 FCFA par jour ne se voit pas, et fait 60 000 à la fin du mois.

Le samedi, au carnet de dettes. Un cahier tenu par date oblige à parcourir trois semaines de pages pour savoir ce que doit une cliente. On finit par demander à la cliente. Voir comment tenir un carnet qui tombe juste.

À deux. Dès qu'il y a deux vendeurs, ou un vendeur et un patron absent, le cahier a deux auteurs. Les deux écrivent différemment, à des moments différents. Personne ne sait qui a vendu quoi, et le manque du soir devient une dispute.

Comparaison point par point

Cahier + calculatrice Remora Sales
Coût ~500 FCFA / 6 mois Abonnement par boutique, ou licence (voir Tarifs)
Matériel Rien Un téléphone Android ordinaire
Panne Jamais Marche sans réseau ; dépend de la batterie du téléphone
Formation Aucune Première semaine accompagnée par Remora
Ce qui devrait être dans le tiroir À calculer chaque soir Affiché à la fermeture, comparé au comptage
Ce que doit chaque client À chercher dans les pages Sur le compte du client, à jour à chaque vente
Ce qu'il reste en rayon De tête, ou en comptant Article par article, mis à jour à chaque vente
Deux vendeurs Deux écritures Un compte par vendeur, chaque vente signée
Deux boutiques Deux cahiers, un coup de fil Le même stock et le même carnet, transferts enregistrés
Reçu au client Papier, si on l'écrit Sur son téléphone (Nyocte, WhatsApp, SMS)
Rappel de crédit De mémoire, en face Depuis le compte, en un clic
Si vous arrêtez Le cahier reste Vos données exportées en fichier avant la fermeture

Ce tableau n'a pas de ligne « gagnant ». Il dépend de la boutique.

Pour quelle boutique le changement vaut la peine

Trois signes, dont un seul suffit :

  1. Vous ne comptez plus le tiroir tous les soirs, parce que c'est trop long, et vous ne savez plus exactement combien la boutique gagne.
  2. Vous avez plus d'une vingtaine de clients à crédit, ou une seule grosse dette qui vous empêche de dormir.
  3. Vous n'êtes pas toujours à la boutique : un vendeur, un deuxième point de vente, un associé.

Si aucun des trois ne vous concerne, gardez le cahier, tenez-le par client, et revenez quand la boutique aura grandi. Si un des trois vous concerne, le cahier vous coûte déjà plus que 500 FCFA par mois, vous ne le voyez simplement pas au tiroir.

Ce qui ne change pas

Le logiciel n'écrit rien tout seul. Si le vendeur encaisse à côté, le logiciel ment aussi bien que le cahier. La discipline « j'écris avant de donner » est la même avec un stylo et avec un téléphone. Ce que le logiciel change, c'est que l'écriture est plus rapide que la parole, qu'elle met à jour trois choses d'un coup, et qu'elle ne peut pas être « oubliée » entre le client et le tiroir.

Et ce qui ne change pas non plus : la boutique reste la vôtre. Les ventes, le stock, les clients sont à vous, exportables à tout moment, et personne chez Remora ne les vend.

Pour voir la différence sur vos propres chiffres plutôt que dans un tableau, demandez l'installation : on vient avec votre cahier, et on charge la boutique à partir de lui.

Questions fréquentes

Le cahier a-t-il un avantage que le logiciel n'a pas ?

Oui, plusieurs. Il ne tombe jamais en panne, il n'a pas besoin de batterie, tout le monde sait s'en servir, et il ne coûte rien. Pour une boutique tenue par une seule personne, avec peu de clients à crédit et un stock qu'on connaît de tête, le cahier peut suffire pendant des années.

Combien de temps prend le passage du cahier au logiciel ?

Le chargement des articles, des prix, des vendeurs et des clients à crédit se fait avant le premier jour, par quelqu'un de Remora, à partir de votre cahier et de vos étiquettes. La première semaine, on fait les ventes avec le vendeur. En général, au bout de deux semaines, il ne veut plus du cahier.

Peut-on garder le cahier en parallèle ?

La première semaine, oui, pour se rassurer. Après, non : deux systèmes tenus en même temps finissent toujours par se contredire, et on ne sait plus lequel croire. Le logiciel exporte tout en fichier à tout moment ; c'est votre cahier de secours.

Amin

Fondateur de Remora Sales

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